LA RANCON DU VOYAGEUR
Ayant pris quelques precautions avant le depart, je pensais que je n'aurais pas a m'en acquitter durant ce periple, hors cést sousestimer les choses que de penser qu'on peut prevoir un voyage sans les encombres qui vont avec...
Depuis 5 mois que je voyageais, j'ai pus rencontrer des personnes differentes, devenus amis ou simple rencontres, elles ont jalonnees mon parcours australien durant tout ce temps. Le bizontin bien sure qui est rentre il y a peu, mais aussi les filles, mohammed, bastien ou encore Dorian (venu dúne autre planete). Mais depuis la visite de richard au pays des crocodiles marins et son depart, ou plutot le mien, pour retourner arracher ces quelques argents du Bush (non pas celui la), la donne n'est plus la meme !
Au depart je devais rester seul avec les bushmen l'espace de quelques jours avant de retrouver ces membres de la communaute francaise qui máccompagne depuis quelques mois ; mais l'histoire cést revelee toute autre ! Repoussant chaque jour le depart au lendemain, je suis reste pres dún mois sans cette compagnie que jáffectionnait et qui mámusait au quotidien. Alors dans ces conditions il est vrai que les journees sont longues ( eh oui quand le boulot vous prend pres de 15h quotidiennement et que vous návez personne avec qui partager ces moments,meme le soir en rentrant a l'hotel, eh bien ca devient pesant...
A tel point qu on finit par sínventer des amis (vous vous souvenez Wilson...) . Les interminables monologues prennent peu a peu le pas sur les recents souvenirs de discussions sympathiques et bone\ enfant qui jonchaient vos dernieres semaines, les questions sur les objectifs de ce voyage, les envies, les projets affluent et assaillent litterallement votre esprit jusqu a en prendre le quasi monopole et ce, des heures durant. Alors on essaye déchapper a tous ca le temps dún coup de fil, mais la journee nén demeure pas moins la meme, le temps ne cede pas aux caprices des voyageurs...
Il revenait a ma memoires des episodes presque oublies de ce 1/4 de siecle déxistence, des recentes rencontres et decouvertes qui vous ravivent le coeur et lésprit jusquáu lointaine virees a velo avec les copains le temps de ládolescence, línsouciance des annees college ou seul le sport, les copains et la recreation ont de límportance... Le sourire aux levres en repensant a ces reflexions qui peuplaient la cours de recre de lécole Irene Joliot Curie ou a bout de souffle on séxclame : "nan mais si j'ai gagne c'est parce que mes baskets elles courent plus vite...", et les copains, et mon papa, et les filles, et les idees revolutionnaires et tous ce qui fait le bonheur au quotidien !
oui tous ca reviens en memoire quand on sort (malgre soit) du fleuve de la vie qui coule avec le temps a une cadence qu on ne peut ni ralentir ni accelere, et qui vous portes de la naissance a la mort en ne laissant pour seul trace quúne pierre sculptee sur un bout de terre morte.
eh bien cést ca la rancon du voyageur, dont je viens de mácquitter dans un premier versement et qui marquera ma memoire encore quelques temps avant de ne laisser a son tour quún souvenirs a evoquer lors dúne discussion, comme un moment de vie.
mourad dundee